Bien choisir son fauteuil releveur électrique après 60 ans : confort, sécurité et critères essentiels
Bien choisir son fauteuil releveur électrique après 60 ans : confort, sécurité et critères essentiels

Bien choisir son fauteuil releveur électrique après 60 ans : confort, sécurité et critères essentiels

Pourquoi envisager un fauteuil releveur électrique après 60 ans ?

À partir de 60 ans, le confort assis-debout devient un enjeu central pour le maintien de l’autonomie, la prévention des chutes et la qualité de vie au domicile. Le fauteuil releveur électrique, parfois appelé fauteuil de relaxation à aide au lever, fait partie des équipements de confort et de sécurité les plus utiles pour les seniors.

Contrairement à un simple fauteuil de salon, un fauteuil releveur électrique est conçu pour :

  • faciliter le passage de la position assise à la position debout grâce à un mécanisme motorisé ;
  • limiter les efforts musculaires, en particulier au niveau des genoux, des hanches et du dos ;
  • réduire le risque de chutes lors du lever ou de l’assise ;
  • offrir une position de détente adaptée aux pathologies fréquentes après 60 ans (arthrose, lombalgies, insuffisance veineuse, troubles respiratoires, etc.).

Pour les personnes qui souhaitent rester à domicile le plus longtemps possible, notamment dans le cadre d’une stratégie globale de préparation de la retraite et d’optimisation de leur patrimoine immobilier, l’aménagement du logement avec des aides techniques comme un fauteuil releveur est un investissement cohérent. Il contribue directement au maintien à domicile, enjeu régulièrement rappelé par les politiques publiques de l’autonomie (articles L.113-1 et suivants du Code de l’action sociale et des familles).

Comment fonctionne un fauteuil releveur électrique ?

Un fauteuil releveur électrique est équipé d’un ou plusieurs moteurs pilotés par une télécommande filaire ou sans fil. Le mouvement est progressif, ce qui permet :

  • d’incliner le dossier vers l’arrière pour une position de repos ou de sieste ;
  • d’élever et d’incliner l’assise vers l’avant pour accompagner le senior jusqu’à une position quasi debout ;
  • de relever ou abaisser le repose-jambes, selon les modèles.

Le principe est de remplacer l’effort musculaire (pousser sur les accoudoirs, solliciter les genoux) par un mouvement mécanique contrôlé, pour une transition fluide et sécurisée. La télécommande comporte généralement des pictogrammes simples (flèche vers le haut, flèche vers le bas, position relax, etc.) pour une utilisation intuitive, y compris pour des personnes dont la vision baisse.

Les modèles les plus évolués proposent des positions prédéfinies (lecture, TV, relaxation, repos jambes surélevées) et parfois une fonction « zéro gravité » inspirée des fauteuils médicaux, permettant une répartition du poids qui soulage fortement le dos et les articulations.

Les principaux types de fauteuils releveurs électriques

Le choix du fauteuil releveur électrique dépend des besoins de la personne et de l’espace disponible dans le logement. On distingue principalement :

  • Fauteuil releveur à 1 moteur : le dossier et le repose-jambes se déplacent en même temps, selon un mouvement unique. C’est la solution la plus simple, souvent suffisante pour un usage courant, avec un budget inférieur aux modèles plus sophistiqués.
  • Fauteuil releveur à 2 moteurs : le dossier et le repose-jambes se règlent indépendamment l’un de l’autre. Ce type de fauteuil est recommandé pour les seniors qui souhaitent ajuster très précisément leur position (par exemple, jambes très relevées mais dossier peu incliné pour lire ou regarder la télévision).
  • Fauteuil releveur « dos au mur » : le mécanisme permet l’inclinaison complète du dossier en nécessitant très peu de recul par rapport au mur. C’est idéal pour les petits salons, studios ou logements anciens aux pièces étroites.
  • Fauteuil releveur avec fonction « lit » : certains modèles s’allongent presque totalement, permettant une position quasi horizontale, utile pour la sieste prolongée ou le repos en cas de convalescence.
  • Fauteuil releveur médicalisé : destiné aux personnes très dépendantes, parfois prescrit par un médecin et intégré à un parcours de soins ou de maintien à domicile, avec des fonctionnalités renforcées (roulettes, appui-tête modulable, renforts latéraux).
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Critères essentiels pour bien choisir son fauteuil releveur après 60 ans

Pour un senior, le choix d’un fauteuil releveur électrique ne doit pas se limiter à l’esthétique. Plusieurs critères techniques et ergonomiques sont déterminants.

Adaptation à la morphologie

  • Hauteur de l’assise : trop basse, elle rend le lever difficile ; trop haute, les pieds ne touchent pas correctement le sol. Idéalement, les genoux doivent former un angle proche de 90° lorsque la personne est assise.
  • Profondeur de l’assise : la personne doit pouvoir s’adosser complètement tout en gardant les pieds à plat au sol, sans que l’avant du siège ne comprime le creux du genou.
  • Largeur d’assise : suffisante pour être à l’aise, mais pas trop large pour éviter que les bras ne soient trop éloignés des accoudoirs (important pour pousser légèrement au moment du lever).
  • Poids maximal supporté : ce paramètre est toujours indiqué par le fabricant. Il convient de vérifier qu’il est adapté au poids de l’utilisateur, avec une marge de sécurité confortable.

Confort de l’assise et du dossier

  • Un garnissage ferme mais accueillant est recommandé, notamment pour les personnes restant longtemps assises, afin de limiter les douleurs lombaires ou fessières.
  • Le soutien lombaire doit être suffisant pour maintenir le bas du dos et favoriser une bonne posture.
  • Les accoudoirs doivent être stables, bien rembourrés et suffisamment longs pour servir d’appui lors du passage assis-debout.

Type de revêtement

  • Tissu : chaleureux et respirant, offrant un bon confort thermique. Il est néanmoins plus sensible aux taches. Certains fabricants proposent des tissus traités anti-tâches ou facilement déhoussables.
  • Simili cuir ou revêtement synthétique : entretien simple (un coup d’éponge suffit), très apprécié en cas de risque de petites incontinences ou de renversement de boissons. Peut être un peu plus chaud en été.
  • Cuir : durable et esthétique, mais plus onéreux. Il nécessite un entretien régulier pour conserver sa souplesse.

Motorisation et alimentation électrique

  • Vérifier la fiabilité de la motorisation et la réputation de la marque, car le moteur est l’élément clé de l’appareil.
  • Certains modèles disposent d’une batterie de secours ou d’un système de sécurité permettant de revenir en position assise en cas de coupure de courant, un point très important pour un senior vivant seul.
  • La télécommande doit être simple, lisible et maniable, avec de gros boutons et éventuellement un rétroéclairage.

Options utiles pour le quotidien

  • Fonction massage et/ou chauffage lombaire : appréciable en cas de douleurs dorsales ou de raideurs articulaires. Il s’agit d’un confort supplémentaire, à vérifier en fonction des éventuels avis médicaux.
  • Position jambes surélevées : aide à soulager l’insuffisance veineuse et les jambes lourdes, problématiques fréquentes chez les plus de 60 ans.
  • Poches latérales pour ranger la télécommande, les lunettes, un téléphone, ce qui limite les mouvements risqués pour aller chercher des objets.
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Sécurité et normes : un point non négociable

Pour un senior, la sécurité du fauteuil releveur électrique est aussi importante que le confort. Plusieurs points doivent être examinés attentivement :

  • Stabilité de la base : le fauteuil ne doit ni basculer, ni se soulever lors du mouvement de relevage ou d’inclinaison. Les pieds doivent reposer entièrement sur le sol.
  • Normes et marquage CE : en France, les fauteuils releveurs doivent porter le marquage CE, attestant du respect des exigences essentielles de sécurité définies par la réglementation européenne applicable aux appareils électriques et aux mobiliers motorisés.
  • Qualité du système électrique : le câble d’alimentation ne doit pas gêner la circulation ni créer de risque de chute. Certains modèles disposent de systèmes anti-pincement pour limiter les risques liés aux mouvements du mécanisme.
  • Dispositifs d’arrêt d’urgence : la télécommande ou le boîtier peuvent intégrer un bouton permettant d’arrêter immédiatement le mouvement en cas de gêne ou de douleur soudaine.

Il est recommandé de demander au vendeur ou au fabricant les informations relatives aux essais et aux certifications applicables. Même si les fauteuils releveurs relèvent principalement du mobilier de confort, ils s’inscrivent dans une démarche globale de prévention des chutes, enjeu majeur de santé publique chez les personnes âgées, régulièrement souligné dans les politiques nationales de prévention de la perte d’autonomie (voir notamment l’orientation générale de la loi n° 2015-1776 relative à l’adaptation de la société au vieillissement).

Budget, rapport qualité-prix et aides financières possibles

Le prix d’un fauteuil releveur électrique varie généralement de quelques centaines d’euros à plus de 2 000 euros selon :

  • le nombre de moteurs ;
  • la qualité du revêtement ;
  • les options (massage, chauffage, fonction lit, batterie de secours) ;
  • le niveau de finition et la marque.

Pour un senior, il est essentiel de considérer ce fauteuil comme un équipement de maintien à domicile plutôt que comme un simple meuble. Dans une logique de préparation de la retraite et de préservation du patrimoine, cet achat peut participer à éviter, retarder ou limiter le recours à une solution d’hébergement plus coûteuse (résidence services, Ehpad), en renforçant l’autonomie au domicile.

Plusieurs dispositifs peuvent, sous conditions, contribuer au financement :

  • Allocation personnalisée d’autonomie (APA) : attribuée par le département aux personnes de 60 ans et plus en perte d’autonomie (articles L.232-1 et suivants du Code de l’action sociale et des familles). Dans le cadre du plan d’aide, certains départements peuvent financer ou cofinancer des aides techniques liées au maintien à domicile. Le fauteuil releveur peut être pris en compte si le médecin évaluateur et l’équipe médico-sociale le jugent pertinent.
  • Prestation de compensation du handicap (PCH) : pour les personnes en situation de handicap, quel que soit l’âge au moment de la demande (articles L.245-1 et suivants du Code de l’action sociale et des familles). La PCH peut financer des aides techniques favorisant l’autonomie ; le fauteuil releveur peut être éligible si besoin est reconnu par l’évaluation de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH).
  • Aides de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) : dans le cadre des programmes d’adaptation du logement à la perte d’autonomie, des subventions peuvent être accordées sous conditions de ressources et de travaux réalisés (aménagement global du logement : salle de bains, accès, circulation). Le fauteuil releveur n’est pas toujours financé en tant que tel, mais il peut s’inscrire dans un projet plus large d’adaptation.
  • Caisses de retraite et mutuelles : certaines caisses de retraite complémentaires ou mutuelles santé prévoient des aides ponctuelles pour l’équipement du domicile des seniors (fauteuil releveur, lit médicalisé, barres d’appui). Il convient de vérifier les dispositifs propres à chaque organisme.
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Dans certains cas spécifiques (handicap reconnu), des équipements destinés à compenser une perte d’autonomie peuvent bénéficier d’un taux de TVA réduit en application du Code général des impôts, sous réserve de respecter les conditions fixées par la réglementation fiscale. Il est recommandé de se rapprocher du vendeur, de l’ergothérapeute ou d’un conseiller spécialisé pour vérifier l’éligibilité exacte du fauteuil releveur à ces dispositifs et l’actualisation des textes.

Intégrer le fauteuil releveur dans une stratégie globale de maintien à domicile

Au-delà de l’objet lui-même, le fauteuil releveur électrique doit être pensé comme un maillon d’une chaîne d’aménagements destinés à sécuriser le logement d’un senior :

  • choisir l’emplacement du fauteuil dans une pièce bien éclairée, sans tapis glissant ni fils au sol ;
  • prévoir des cheminements dégagés entre la chambre, la salle de bains, la cuisine et le fauteuil ;
  • compléter, si nécessaire, par des barres d’appui, des sièges de douche, des éclairages automatiques, etc.

Pour les familles se posant la question du viager, de la vente de la résidence principale ou d’une éventuelle entrée en résidence services seniors, ce type d’équipement participe à prolonger la vie à domicile dans de bonnes conditions. Il peut aussi rassurer l’entourage, souvent inquiet du risque de chute ou d’épuisement lié aux efforts du quotidien.

Avant l’achat, l’accompagnement par un ergothérapeute ou un professionnel du maintien à domicile permet de vérifier l’adéquation du modèle à la situation précise : taille de la personne, pathologies, configuration du logement, habitudes de vie. Cette approche pragmatique est cohérente avec les recommandations de la Haute Autorité de santé en matière d’évaluation des besoins des personnes âgées à domicile, qui encouragent une approche globale et personnalisée du maintien de l’autonomie.

En résumé, bien choisir son fauteuil releveur électrique après 60 ans suppose de croiser des critères de confort, de sécurité, de morphologie, de budget et d’environnement de vie. Intégré dans une réflexion plus large sur le vieillissement à domicile, la retraite et l’organisation de son patrimoine immobilier, il devient un véritable outil de qualité de vie et de prévention de la dépendance.